C'est la providence qui a fait tomber le regard de François-Yves Grand sur des images de la peinture de Yasumitsu Ikoma. Ebloui par cette figuration assez peu conforme à l'esthétique japonaise, François-Yves Grand se précipite à Kyoto, pour mieux connaître l'artiste et lui proposer d'exposer en France. En suivront quelques expositions à succès à Macon, à Paris et à Lille, qui en font un peintre plus prophète en France qu'en son pays...
Enfant, Yasumitsu Ikoma voulait être charpentier. Il aimait dessiner. Et puis il a visité une exposition Rembrandt qui l'a totalement bouleversé.
Et puis il a aussi vu Vélasquez, Goya,Dali, Picasso, Van Gogh, les impresssionistes etc...
Il dit dessiner d'une façon très "réaliste", qu'il "ne rêve pas des sujets" et qu'il "transpose" seulement des souvenirs. Il dit que ce qui a aussi nourri son réalisme, c'est son expérience auprès d'handicapés mentaux, " dans un lieu fermé qui était un pays à part entière..."
Et l'on comprend mieux alors, comment ces voyages dans les profondeurs de l'humain, ont permis à l'artiste d'accéder à ces visions d'éblouissantes sur-réalités ou de fascinantes irréalités, et de construire, en associant ses talents de peintre et de charpentier des âmes, ces fabuleux Jardins des Délices et ces somptueuses Cités des Merveilles parfaitement intemporelles et remplies de personnages d'une mythologie personnelle qui rejoint l'universel.
                                             
Pierre Souchaud
Diaporama